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Nos Cimetieres
Cimetière Notre-Dame
SIÈGE SOCIAL LES JARDINS DU SOUVENIR
75, boul. Fournier, secteur Hull à Gatineau
établi en 1872
Une superficie de 33 acres de terrains bien aménagés et boisés dans un endroit d'une beauté paisible ou régnent le calme, le respect et la sérénité.
Le plus grand des six cimetières inclus dans les Jardins du Souvenir est le cimetière Notre-Dame, situé sur le boul. Fournier (secteur Hull). Vers 1864, Andrew Leamy a donné au Père Louis-Reboul, un terrain de quatre acres pour l'établissement d'un cimetière catholique.
En 1872, pour agrandir le cimetière, les Oblats de Marie Immaculée (contrat signé par le Père Tabaret) ont acheté de William Wild Welch et John Yeats Welch, marchands de bois de Québec, le terrain du "Leamy Scott Farm" d'une superficie de plus ou moins 130 acres, qui excluait les quatres acres déjà utilisés comme cimetière.
Par la suite, la compagnie International Portland Cement, qui était située ou se trouve maintenant le Casino du Lac Leamy, a acheté une portion de ce terrain. D’autres portions du terrain ont été lotis alors qu’environ 13 hectares servent de lieu de sépulture depuis maintenant près de 140 ans.
L’entrée du cimetière Notre-Dame est assez impressionnante. Elle est dotée d’un portail en pierres taillées construit en 1902 d’après les plans de l’architecte hullois, Charles Brodeur. Le portail est surmonté d’une statue de l’Ange de la mort sonnant la trompette du jugement dernier. Fabriquée en cuivre martelé, la statue a été réalisée par le sculpteur québécois Arthur Vincent dont c’est la dernière œuvre d’importance.
Construite en 1915, la maison du gardien du cimetière Notre-Dame a d’abord été habitée par Ovide Lemieux, son épouse Exilda Jacques et leurs neuf enfants, avant d’être la résidence de la famille de leur fils Joseph. La maison fut ensuite habitée par Ernest Martel et son épouse Alice Brault et leurs neufs enfants, ils quittèrent cette maison en 1964. D’autres gardiens remplacèrent les Martel jusqu’en 1975. Après cette date, la maison servit de bureaux aux administrateurs du cimetière et les tâches du gardien furent réparties entre plusieurs personnes. Au mois d’octobre 2006, la maison fut vidée et les bureaux installés dans un nouveau bâtiment situé à l’endroit où était jadis le potager.
La maison du gardien était vraisemblablement rare dans la région. La valeur sociale de cette propriété repose sur le fait que cette maison évoque le travail très particulier et important du gardien-fossoyeur qui, par ses tâches, prenait soin des lieux où sont enterrés nos concitoyens, nos ancêtres et nos proches. Une autre valeur sociale significative de l’époque s’exprime par la présence de cette résidence à l’intérieur du périmètre du cimetière : les souvenirs heureux des descendants des familles des gardiens et de leurs amis témoignent d’une époque où la présence de la mort faisait partie de la vie quotidienne.
Selon l’historienne, Michelle Guitard, la valeur patrimoniale de cette maison repose sur le fait qu’elle a été la résidence des gardiens du cimetière et qu’elle est unique à Gatineau. Il s’agit en effet de la seule maison de gardien de cimetière de la ville. Sa valeur patrimoniale vient aussi du fait qu’elle est située à l’intérieur du périmètre du cimetière, tout près de l’entrée monumentale, et qu’elle constitue ainsi un élément significatif de l’histoire de ce lieu commémoratif.
De nombreuses personnalités sont inhumées au cimetière Notre-Dame. Parmi celles-ci, notons :
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la comédienne, auteure et critique Laurette Larocque, mieux connue sous son nom d’artiste, Jean Despréz (1906-1965);
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un des fondateurs du Rassemblement pour l’indépendance nationale, Marcel Chaput (1918-1991);
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le Père Louis-Étienne Reboul (1827-1877), fondateur de la paroisse Notre-Dame de Hull ;
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l’acteur et metteur en scène René Provost (1903-1966), père du comédien Guy Provost ;
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la pianiste et poétesse Clara Lanctôt (1886-1958) ;
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l’allumettière Donalda Charron (1886-1967) qui a dirigé la fameuse grève des allumettières de la E.B. Eddy en 1924 ;
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Marcelline Demers (1850-1916), propriétaire de la maison où a commencé le Grand feu de Hull en 1900;
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Marie-Thérèse Archambault (1904-1960), première femme laïque à obtenir un doctorat en philosophie en Amérique du Nord en 1932 et héroïque défenseure de la langue française en 1917 ;
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le peintre Jean Alie (1925-1997) ;
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Et plusieurs autres personnalités connues dans la région
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